ACTUALITÉS

Interventions récentes :

 

  • Chantier Reconstruire le regard, Villa Médicis, Rome, mars 2019. Ici.
  • Colloque Clément Rosset, l’art et les arts, Nice, 15-16 mars 2019.
  • Colloque « Vedere e sentire », A due voci: dialoghi di musica e filosofia, 15 au 18 novembre, Côme, Italie, avec la conférence : L’oeil n’écoute pas. Ici.
  • Débat L’expression musicale : mythe ou réalité ?, mercredi 7 novembre 2018, Philharmonie de Paris.
  • Colloque « L’art paléolithique au risque du sens » à Cerisy-la-Salle, jeudi 21 juin, avec la conférence : Faut-il trouver un sens à l’art paléolithique ?

 


Parutions récentes :

  • L’Impensé. Inactualité de Parménide, Les Belles Lettres, coll. encre marine.

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On trouvera ici une réflexion sur le paraître, que la philosophie a coutume, depuis Platon et jusqu’à Heidegger et acolytes, d’opposer à l’être, ou à ce qui existe (le réel). On s’étonnera que cet essai se recommande néanmoins, pour affirmer au contraire leur identité, du philosophe chez lequel la tradition a cru trouver pour la première fois une telle distinction : Parménide.

Mais il ne faut pas oublier que Platon appelait déjà son entreprise philosophique propre, dans le dialogue qu’il consacrait à Parménide, un « parricide » de ce dernier. Et parricide il y a bien, car il s’agit chez Platon, pour des questions essentiellement morales, d’accorder l’existence, outre à l’être, à l’autre, c’est-à-dire à ce qui n’existe pas. Paradoxalement, les interprètes actuels de Parménide, voulant retrouver celui-ci avant qu’il ne fût supprimé par le platonisme, n’ont pas su se contenter du lapidaire et inactuel « ce qui est est », et y ont prétendu voir une distinction entre l’existence et l’être, ou encore entre l’apparaître et la vérité.

Un parricide n’a donc vraisemblablement pas suffi à faire taire la sentence parménidienne qui invite à faire bon accueil à l’existence ; on en refait régulièrement le rituel. Cet essai propose d’aller à rebours.

 

 


  • Traduction espagnole de Aux couleurs de Rome de Valéry Larbaud: A los colores de Roma, Santiago du Chili, Hueders.

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Sólo si apareciera un nuevo Valery Larbaud, al que hace anos, demorándome en las palabras, llamé el « viajero más lento », la alegría podría volver al mundo. Nacido en Vichy, en el interior de Francia, es probable que haya sido el escritor más mediterráneo que ha existido. Un héroe del sur, entre Roma y Alicante.

Enrique Vila-Matas.

 

 

 

 


  • Traduction espagnole de L’Inexpressif musicalLo inexpresivo musical, Madrid, Arena Libros.

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La música, decía Stravinsky, es inexpresiva por esencia. No expresa ni las ideas ni las emociones humanas; sólo se expresa a sí misma. El sentido y la belleza de la música son esencialmente musicales: se encuentran en las disposiciones de los sonidos en el tiempo; cualquier otro “significado” de la música es extra-musical y por tanto no-musical. Por ello, este sentido y esta belleza son inherentes al objeto musical, es decir, a un objeto que sólo existe en el presente, en la movilidad, lo instantáneo, lo efímero. En eso la música se acerca a la vida y constituye así un objeto maravilloso que permite que el hombre se reconcilie con el tiempo, de ahí procede ese poder infalible que ella tiene, cuando se le presta oído, de suscitar la alegría.

De la inexpresividad de la música a la inexpresividad de lo real, y viceversa; de la alegría musical a la alegría de vivir, y al revés.