ACTUALITÉS

 

Parutions récentes :

 

  • L’Objet de beauté, Les Belles Lettres, coll. encre marine, 2021.

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Article du Monde : ici

Une certaine critique d’art, si répandue qu’elle est devenue vox populi, nous a habitué depuis fort longtemps, notamment depuis l’avènement de l’art « contemporain », à considérer que l’art est véhicule ou « expression » de bien des choses – du moi, des sentiments, des idées politiques, climatiques, morales –, dont semblent exclues les idées spécifiquement artistiques. Ainsi, ce que le spectateur d’une oeuvre d’art est invité à « comprendre » n’est pas l’oeuvre mais ce qu’elle est réputée signifier (exprimer), sens qui ne se voit ni ne s’entend paradoxalement pas, que l’oeuvre « cache » ou dissimule. Conscient de cette dérive, Jankélévitch avait affirmé lors d’un interview que personne n’aime la musique pour ce qu’elle est ; il semblerait qu’il faille étendre cette vérité à un terrain plus ample : presque personne n’aime l’art pour ce qu’il est.

Que signifie aimer l’art pour ce qu’il est ? Telle est la question qui oriente ce travail. Il s’agit, dans la mesure du possible, de penser l’art en tant qu’art, et l’artiste en tant qu’artiste, autrement dit en tant que créateur d’idées artistiques provoquant des émotions esthétiques. Aimer l’art pour ce qu’il est, c’est trouver le sens de l’oeuvre dans l’oeuvre même, se confondant avec sa beauté. L’oeuvre d’art, lorsqu’elle est conçue pour être jugée comme telle, s’adresse avant tout à une sensibilité esthétique ; c’est alors qu’on peut l’appeler « objet de beauté ».

 


  • L’Impensé. Inactualité de Parménide, Les Belles Lettres, coll. encre marine, 2019.

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On trouvera ici une réflexion sur le paraître, que la philosophie a coutume, depuis Platon et jusqu’à Heidegger et acolytes, d’opposer à l’être, ou à ce qui existe (le réel). On s’étonnera que cet essai se recommande néanmoins, pour affirmer au contraire leur identité, du philosophe chez lequel la tradition a cru trouver pour la première fois une telle distinction : Parménide.

Mais il ne faut pas oublier que Platon appelait déjà son entreprise philosophique propre, dans le dialogue qu’il consacrait à Parménide, un « parricide » de ce dernier. Et parricide il y a bien, car il s’agit chez Platon, pour des questions essentiellement morales, d’accorder l’existence, outre à l’être, à l’autre, c’est-à-dire à ce qui n’existe pas. Paradoxalement, les interprètes actuels de Parménide, voulant retrouver celui-ci avant qu’il ne fût supprimé par le platonisme, n’ont pas su se contenter du lapidaire et inactuel « ce qui est est », et y ont prétendu voir une distinction entre l’existence et l’être, ou encore entre l’apparaître et la vérité.

Un parricide n’a donc vraisemblablement pas suffi à faire taire la sentence parménidienne qui invite à faire bon accueil à l’existence ; on en refait régulièrement le rituel. Cet essai propose d’aller à rebours.

 


Interventions récentes :

  • Participation au Festival A due voci, « Il corpo della musica », Côme, Italie (12/04/21), par ici.
  • Participation à l’émission Métaclassique, au sujet de la notion « Rêver », de David Christoffel (15/01/20), par ici.
  • Participation à l’émission de Pascale Claude, Et dieu dans tout ça ? (RTBF) à propos de Clément Rosset, en compagnie d’Alexandre Lacroix, par ici.